Voyage dans le temps pas calme

Premier jour du deuxième confinement. 

Je ne peux rien pour la réalité des choses. Elle est telle qu’elle est.

Je peux tout face à la réalité des choses. La réalité c’est ma réalité. Elle est aussi puissante, si pas plus, que la réalité dans laquelle je vis. 

Je suis ici-bas, dans cette forme physique, dans ce lieu. Je suis ici et je peux être ailleurs, dans ma forme mentale, dans mon esprit.

La vague de souvenirs apporte non seulement le vent chaud, le soleil brillant, les parfums d’épices et d’airs mais aussi les subtiles sensations reçues en retour. La douceur d’une fin d’après-midi dans un quartier animé de Tokyo ; l’effervescence perçue n’est qu’une illusion face au calme intérieur et la discipline des tokyoïtes. Une matinée suave près d’une plage quelque part entre Hua Hin et Prachuap Khiri Khan ; les tâches quotidiennes s’accompagnent de chants romantiques de gratitude et d’émerveillement face à la beauté de la vie. Une mi-journée trépidante de circulation bruyante à Mumbai ; chaque véhicule et engin roulant émet des sons klaxonnés envers les passantes qui déambulent nonchalamment, leurs saris balayant le peu de trottoir. Paix et détente. 

Moi, dans mon moi intérieur je suis une plénitude, une présence, une ouverture. Je vis. Je suis. Et comme le dit Olga Tokarczuk dans son livre ‘Les Pérégrins’ : « En une seconde je découvre la vérité : il n’y plus rien qui peut être fait – je suis. » 

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